ARTICLE PUBLIE DANS LA REVUE TUNISIENNE DE COMMUNICATION
En Tunisie l’Etat post-colonial a pris en charge la création d’une importante structure d’édition. En ce temps là, le métier d’éditeur était difficile à exercer car il n’existait aucune infrastructure et l’édition, la lecture publique, l’université n'en étaient qu'à leurs débuts. Des institutions de l’Etat ont été les premières à instaurer une activité éditoriale. Ces structures géantes ne laissaient à l’édition privée que peu de possibilités d’évoluer.[1] Mais vers les années
Pour gérer le secteur du livre et de l'édition, l’Etat tunisien a mis en place un groupe d’organismes, de sociétés et d’institutions. Ces organismes se partagent les tâches les plus sensibles pour le développement de l'édition tunisienne. Il est à signaler que ces derniers sont rattachés au ministère des Affaires culturelles et ont pour mission de surmonter les problèmes qui se posent au livre tunisien. Ils veillent sur la production, la diffusion et la législation . De même, la plupart de ces sociétés, institutions et conseils essayent de regrouper tous les professionnels et toutes les compétences dans le domaine de l'édition. Tous les organes regroupés assurent la promotion et le développement de l'édition et collaborent en vue d un meilleur devenir du livre culturel tunisien.
Il était une fois l'Etat-éditeur
L’avènement de l’Etat éditeur est l’une des caractéristiques du système éditorial tunisien[2]. Pendant les premières années d’indépendance politique,
L’édition, pendant les premières années de l’indépendance, a été essentiellement scolaire. La première institution éditoriale créée en Tunisie, en 1958, était l’Office pédagogique. Avant cette date, il existait des maisons d’édition privées héritées du protectorat, gérées par des Français, à l’exemple de l’imprimerie
A la fois " machine à lire " et produit de consommation, le livre, création intellectuelle par excellence, dépend au cours des différentes phases de sa vie (production, distribution et diffusion) des orientations et de l’organisation politique, économique, sociale et culturelle de la société tunisienne indépendante. Après s’être occupé de l’école, l’Etat tunisien s’intéressera à l’édition intellectuelle avec la création de
C’est à la suite de la disparition du monopole de l’édition étatique[6] et à trois conseils ministériels restreints[7] sur le livre que, le ministère de
Il encourage occasionnellement les institutions qui lui appartiennent et qui participent à l’édition du livre scientifique, d’études et de recherches. C’est l’exemple des institutions de recherches comme le CERES[9],
L'Etat-gestionnaire : L’aide de l’Etat au livre culturel
L’examen du fonctionnement actuel de
De manière plus détaillée et dans le tableau I qui regroupe d’une manière plus générale les différentes aides de l’État au livre culturel durant plus de dix ans[14], on peut noter une forte progression des aides avancées aux éditeurs. L’achat du livre représente au niveau des dépenses de
Pou ce qui est de la période 1999-2001 une forte progression est à signaler surtout pour l`achat du livre ainsi que la subvention du papier, on peut dire simplement que le montant a doubler et ceci est relatif a l’augmentation du budget du ministère de la culture qui dans le dernier plan de développement doit avoisiner le 1% du budget de l’Etat . Pendant cette période et précisément l’année 2001 et jusqu’au le moi d ‘octobre 668 titres ont été publies dont 385 pour enfant et 390 titres ont été acquis avec un montant de 650 milles dinars avec 114 titres prévus pour la même période avec un montant de 200 milles dinard. Dans la rubrique subvention du papier et le remboursement de
Tableau I : encouragement de l'état aux lettres et à l'édition 1987-1997[16]
Rubriques |
Montant en DT |
Années |
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Achat du livre culturel tunisien |
3.163.778.D127 |
1987-1997 |
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Achat de revues tunisiennes |
1.050.421.D582 |
1990-1997 |
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Aide à la publication |
1.615.721.D240 |
1987-1997 |
|
Subvention du papier (livres) |
1.148.584.D516 |
1987-1997 |
|
Subvention du papier (revues) |
150.043.D065 |
1994-1997 |
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Foires à l'étranger |
150.000D |
1987-1997 |
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Prix d'encouragement |
71.000D |
1987-1997 |
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Prix littérature des jeunes |
10.000D |
1993-1997 |
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Prix 7 novembre |
13.000D |
1993-1997 |
|
Total |
7.372.548.D530 |
1987-1997 |
Tableau II : encouragement de l'état aux lettres et à l'édition 1999-2001
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Rubriques |
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Années |
|
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1999 |
2000 |
2001 |
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Achat du livre culturel tunisien |
400.000 d |
510.000 d |
600.000 d |
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Achat de revues tunisiennes |
167.000 d |
200.000 d |
250.000 d |
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Aide à la publication |
* |
* |
250.000 d |
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Subvention du papier (livres) |
300.000 d |
360.000 d |
400.000 d |
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Total |
867.000d |
1070.000d |
1500.000 d |
La " compensation " du papier : une subvention
Pour qu’un éditeur soit compensé en papier, le ministère a fixé des conditions : être éditeur enregistré au registre de commerce et présenter à la fin du mois d’août le programme annuel d’édition, subdivisé en programmes trimestriels mentionnant :
· Le titre de l’ouvrage et le nom de l’auteur.
· Le nombre de pages et le format du livre.
· Le tirage.
· La qualité du papier demandé.
S’il s’agit d’une nouvelle édition ou réimpression, l’éditeur recevra en lots séparés la quantité de papier qui lui est réservée. Chaque lot ne peut dépasser la quantité de papier nécessaire à l’impression de cinq titres à la fois et ne peut être déb


